Editorial : A votre bon cœur Messieurs-dames !
On a beau se triturer les méninges dans tous les sens on voit mal comment notre chère Polynésie française pourrait échapper dans le budget 2011 à une augmentation massive des impôts des cotisations sociales et surtout de la TVA, impôt le plus rentable dans l'arsenal fiscal du Pays. Le Président Gaston TONG SANG qui a choisi la facilité depuis son retour au pouvoir, motion de défiance à....
l'appui, est toujours sans plan de relance, sans redressement draconien des finances du Pays, l'un n'allant pas sans l'autre ; jouant à l'autruche devant des caisses vides et misant sur la lassitude de ses opposants pour espérer aller jusqu'à l'échéance 2013 du renouvellement de l'Assemblée ou peut-être avant si la réforme de la loi électorale s'accompagne d'une dissolution de l'Assemblée et donc d'un retour aux urnes anticipé. Gaston TONG SANG est-il aveugle au point de ne pas voir le Pays se déliter au grand jour ? Voir la Socredo, gronder notre Président comme un gamin pris en faute ne peut laisser aucun de nous indifférent. Mais si le Président n'a pas les moyens, le courage et le savoir faire pour sortir le Pays de la spirale infernale où il l'entraîne, qu'il démissionne. Et surtout, que l'on ne vienne pas, demain, lors notamment de l'examen du collectif budgétaire n°4 nous rabâcher les oreilles sur les misères que le Tahoeraa et l'UPLD feraient subir à Gaston TONG SANG. A lui de prendre ses responsabilités car il l'a voulu ce fauteuil de Président.
Colmater les brèches en vendant l'Avion du Pays, le Rocklands Hostel, quelques SEM par-ci quelques SEM par-là et quelques courbettes au Prince et à sa princesse ne suffira pas. Même la main constamment tendue en direction de l'Etat ne rapportera rien, l'Etat qui financièrement se désengage de tout. Prenons l'exemple du FIP le fond des communes dont la tutelle est assurée par l'Etat. C'est encore le Pays qui doit abonder ce fond de 15 milliards par an, l'Etat n'y versant qu'un peu plus d'un milliard.Les Maires, à l'approche de leur Congrès, n'exclurent pas eux aussi de descendre dans la rue. Reste au Président Gaston TONG SANG à tendre sa sébile vers la population tout entière : A votre bon cœur Messieurs-Dames ! Le Pays est en danger…Mais les Polynésiens ne se laisseront pas faire…C'est manière fallacieuses en effet d'essayer de faire accepter des impôts supplémentaires à la population, de leur faire prendre en fait des vessies pour des lanternes. A votre bon cœur Messieurs-Dames ! A votre bon cœur prince et princesse Alwaleed BIN TALAL d'Arabie Saoudite ! Pauvre de nous !
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